Des activités basées sur des approches reconnues 

Mémoire de Victorine construit ses activités sur trois principes fondateurs: les approches non pharmacologiques, les initiatives culture-santé et les communautés compatissantes. 

Les approches non pharmacologiques 

Nos ateliers, que nous nommons « interventions culturelles », se basent sur des approches non pharmacologiques préconisées entre autres par le ministère de la Santé et des Services sociaux pour traiter les symptômes comportementaux et psychologiques des troubles cognitifs. Depuis plus de 10 ans, ces approches sont appliquées par différentes personnes intervenant dans le réseau québécois de la santé et des services sociaux. 

Qu’est-ce qu’une approche non pharmacologique?

La musicothérapie, l’aromathérapie, l’artisanat, l’horticulture, la manipulation d’objets, la marche, la danse et les contacts sociaux sont quelques exemples d’approches non pharmacologiques appuyées par la recherche pour leurs bienfaits pour la santé cognitive et la mémoire affective. 

Par qui sont appliquées ces approches?

Les approches non pharmacologiques sont conçues pour être accessibles, non seulement aux personnes intervenant dans le réseau de la santé, mais aussi aux proches aidants lors des soins à domicile. Dans le réseau de la santé, ce sont principalement les médecins, les infirmières, les psychologues, les ergothérapeutes ainsi que les travailleurs et travailleuses sociaux qui les appliquent. 

Pour en savoir plus: Ministère de la Santé et des Services sociaux (2014). Approche non pharmacologique visant le traitement des symptômes comportementaux et psychologiques de la démence, publications.msss.gouv.qc.ca/msss/fichiers/2014/14-829-06W.pdf

Des initiatives bien implantées 

Les termes « initiatives culture-santé » sont plus instinctifs à comprendre. Il s’agit de projets à la croisée de multiples secteurs, notamment ceux du développement social, de l’éducation, de l’environnement, de la culture et de la santé, qui mettent en commun les forces respectives des milieux participants dans le but d’accroître l’efficacité et la portée de leurs actions séparées. En d’autres mots: l’union fait la force! 

Ces initiatives sont loin d’être marginales: en Europe, on peut nommer entre autres le Sommet culture de CGLU et Mondiacult, dont les objectifs s’articulent autour de la promotion de la culture comme pilier du développement durable. Rien de moins. 

Au Québec, il existe entre autres la Table nationale Arts, Culture et Santé, qui vise à faire reconnaître et à renforcer la contribution des arts et de la culture au bien-être individuel et collectif.

Dans son rapport intitulé État des projets québécois à la croisée des arts, de la culture et de la santé, la Table recensait plus de 1500 initiatives culture-santé. Nombre non exhaustif, puisque cela représente seulement le nombre d’initiatives participantes à l’enquête. Comme quoi la culture fait déjà ses preuves un peu partout dans la province! 

La Table mentionne aussi que ces initiatives touchent principalement les personnes aînées, et que celles-ci contribuent surtout à réduire l’isolement social. L’isolement social se caractérise par des contacts sociaux rares et de faible qualité. Il en découle plusieurs conséquences, notamment un déclin des capacités cognitives, des troubles cardiovasculaires, une perte d’estime de soi et un sentiment d’inutilité. 

Les initiatives culture-santé comme Mémoire de Victorine jouent donc un rôle clé dans la création et la préservation de liens sociaux, en plus de permettre de vivre des moments épanouissants et porteurs de sens. En plaçant la participation et le bien-être des personnes âgées au centre de ses activités, notre organisme contribue à l’amélioration des conditions du vieillissement et participe à un vieillir ensemble vivant et positif. 

Les Communautés compatissantes

Développé par Allan Kellehear dans les années 2000, le principe des Communautés compatissantes se rapporte principalement aux soins palliatifs. Selon le professeur et sociologue Kellehear, les soins offerts en fin de vie sont un enjeu de santé publique, et par le fait même, appellent à une participation sociale. 

La vision à la base des Communautés compatissantes est de construire « une communauté à l’intérieur de laquelle les dirigeants et chacun des membres se souci[ent] sincèrement du bien-être et de la santé des autres citoyens ». Loin d’être qu’une utopie, plus d’une centaine de Communautés compatissantes ont vu le jour dans le monde, notamment en Australie et au Royaume-Uni. 

Un exemple des résultantes de ces Communautés est le modèle « Circle of Care », développé à Sydney en 2013. Issu d’une collaboration entre chercheurs, chercheuses et personnes proches aidantes, le modèle propose de construire un réseau de soutiens et de services basé sur les besoins de l’individu soigné.

Partant de ce modèle, et en l’adaptant à la réalité d’une personne qui n’est pas en fin de vie, Mémoire de Victorine participe à l’idéologie des Communautés compatissantes en se positionnant comme allié dans le cercle de la communauté et des services professionnels. En maillant les savoirs et savoir-faire du milieu culturel avec les expertises du milieu soignant, notre organisme contribue à agrandir le réseau de soin autour des personnes âgées et participe à un mieux vivre ensemble. Source: Mélanie Vachon (2020). « Les Communautés compatissantes: une vision d’avenir pour la mort et les soins palliatifs » dans Cahiers francophones de soins palliatifs, vol. 19, N°2.

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Les termes clés de l’approche Victorine